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Michèle Battut, peintreMichèle Battut impose au monde un style, enchâsse les époques et les sites, oblique sa lumière, épure la rétive choséité selon une architectonique tout à fait originale qui marie la chaude sensualité à l'exigence géométrique. C'est en posant les objets pour rien et jusqu'à l'insolite qu'ils se reposent enfin dans une belle vacuité. Ainsi, au cur d'une sieste métaphysique, un vieil abri, une barque esseulée, une bicyclette démodée, un mur abîmé, un graffiti oublié, une porte, un volet retiennent la Présence dans une sorte d'absence. Cette créatrice d'attente possède hautement l'art de la "vacance" de l'objet. Ses natures mortes qui ont le chic de l'impossible sont comme des parenthèses exotiques, des curs en diastole suspendus dans un vaste mouvement arrêt au-dessus d'un ciel Pacifique qui s'étire en voile cérulescent. Jean-Pierre Chopin, écrivain-philosophe et critique d'art |
| Partout à travers le monde elle s'est émue
d'une ombre, d'une lumière, d'un regard. Et elle a peint : elle
a peint à satiété tout ce que le soleil éclaire
: alors sont apparus les plus belles moissons, les plus beaux fruits
du monde et elle nous les a offerts. Georges Ceyssial, membre de l'Institut et président de la Fondation Taylor |